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dimanche, août 28, 2005

 
le voyage de Ruth et Lolo 1ere partie

Allo tout le monde!
Et voilà enfin une connection wi-fi digne de ce nom qui nous permet enfin de vous envoyer le journal. Mais je vous avertie c'est long... Bonne lecture... Les photos vont suivre plus tard... Il y en a trop, faut faire le tri... On vous aime...



12 août 2005,

Un gros party avant de partir avec plein de monde, une belle surprise, la famille Arroyo, ça faisait trop longtemps. On a bien bu, pour la majorité bien mangé, et puis bien parlé de tout avant d’aller se coucher vers 2h30 du matin. Départ fixé à midi le lendemain.

13 août 2005

Et bien non, évidemment on est pas près pour le départ, et le tout est retardé jusqu’à 15h00, mais ça y est, on part. Premier plein d’essence : 113$, ouf!!! Ça promet!!!
Première étape, annuler le camping près de North Bay, parce qu’on y arrive pas avant la nuit c’est certain. Ensuite, trouver un camping sur le chemin pour au moins dormir un peu avant la suite. La route ressemble à toutes les routes mais en plus beau (en comparaison au Québec) pas de trous, pas de bosses, tout est lisse. Nous ne roulons pas très vite, environ 90 km/h, ce qui est bien pour la consommation d’essence. Et puis vers 18hrs on se décide pour un camping nommé Cedar Cove Resort. Premièrement le trouver, gros boulot, pas beaucoup d’indications sur la route, on se retrouve sur une route de campagne et après 30 minutes je réalise que l’on ne va pas du tout dans la direction prévue, demi-tour, on retourne vers un espèce de sortie mal indiquée, on roule pendant 25 min. pour arriver à un embranchement en T et là cachée dans les broussailles une pancarte qui nous indique la direction, pas facile… Nous repartons pour environ 20 minutes et là ça se gâche, route de terre, cahoteuse, qui n’en finit plus de finir, et tout à coup miracle une pancarte qui indique le camping. On y arrive il fait nuit, et on réalise que c’est vraiment un ‘resort’ dans le pire sans du terme plein de monde, plein plein de camper, tente roulottes, bah, pas grave c’est pour la nuit. Je vais payer la soirée, et en me nommant le gars rigole, il y a une plage nommée Stewart ici, alors mon nom de famille il le connaît sans problème. On s’installe, on mange et on se couche, à part quelques moustiques, une très bonne nuit.

14 août 2005

Le matin, il est 9hrs, il pleut, pas grave, Laurence décide d’aller faire une belle promenade avec Cricket alors que je m’applique à ranger le lit. Elle revient avec un café fumant et un chien tout mouillé d’avoir plongé dans le lac. Un petit déjeuner de yogourt et de céréales… et c’est un départ. Prochaine destination : Sudbury, enfin un peu plus loin que Sudbury pour essayer de rattraper le retard du départ, on est en vacances mais quand même Lolo ne veut pas trop perdre de temps, nos premières journées se passeront à rouler, rouler et rouler c’est déjà prévu. La région que nous traversons est remplie de lacs, aussi beaux les uns que les autres, tout nos campings sont près d’un lac. Quelques photos viendront bientôt!! Après plusieurs heures de route, quelques arrêts dont Tim Horton et Canadian Tire nous choisissons notre futur camping, Carol Camp Site tout près de Sudbury. Un endroit rempli de roulotte ou (désolée pour l’accent mais je le trouve pas) les gens habitent à l’année.

Au comptoir, une dame d’une cinquantaine d’année nous accueille, après quelques minutes elle réalise que nous parlons français et le reste des formalités se font en français.
Un homme sur un vélo nous dirige vers notre petit terrain, et nous nous installons tranquillement. L’entente entre moi et Laurence est très simple, elle conduit, je m’occupe de la bouffe, des comptes et je la gestion du camper, ménage, vidange, eau, etc… Laurence s’occupe aussi du chien, mais ça c’est comme à la maison. Elle s’est aussi choisie la tâche d’installer la table et les chaises dehors ainsi que de déplier l’auvent, elle est maintenant une vraie pro de la manivelle.

Pour tous ceux qui s’inquiètent, Laurence va très bien et est très heureuse. Elle conduit pendant des heures le sourire aux lèvres c’est quand même quelque chose!!! Et moi aussi je vais très bien, tranquillement le stress tombe. Je ressens moins le besoin de toujours bouger. Bientôt je bougerai plus du tout, j’ai hâte…

Petit désagrément de voyage : on a acheté un hibachi à Montréal pour se faire cuire plein de trucs mais merci Canadian Tire il manque toutes les vis et écrous pour faire tenir les poignées, les pattes et les grilles… la madame était pas contente. On a finalement acheté du bois et fait grillé notre petit poulet sur le feu, sur une grille que j’ai acheté pour le voyage. Après un bon repas arrosé de vin ontarien pas si mal du tout, une belle balade près du lac pour dégourdir les jambes de Cricket qui était folle, (comme Lili qui part en frippe, Lili c’est le chat de Chloé.) elle courait dans tout les sens, la queue en l’air, et la truffe aussi.

Petite information sur la consommation d’essence : Nous avons fait 832km avec notre premier plein d’essence, c’est très encourageant pour la suite.

Allez au dodo!!!

15 août 2005

Nous sommes levées tôt ce matin, 7hrs.
Aujourd’hui avant de partir, c’est notre premier essai à la vidange du camion, en faisant la vaisselle on a réalisé que le réservoir était plein d’eau grise. Petit débordement par le drain de la douche… Aille, aille, aille. Va falloir faire sécher tout le tapis au prochain stop. Tout c’est bien passé, vidange réussie, mais je vous avoue, nous avons encore de l’habileté à acquérir pour ce genre d’expérience, dans six semaines nous serons des pros promis. Il nous reste aussi de l’expérience à prendre pour le gaz. Le réservoir n’est pas encore rempli.

Après un petit déjeuner, nous démarrons notre route à la recherche d’une station service. Second plein : 127$ on verra bien jusqu’ou tout ça nous mène. Aujourd’hui le but c’est Sault Ste Marie pour commencer, et ensuite un autre 200 km pour un camping. Tout ça le long du Lac Huron dont on voit des petits bouts le long de la route.

Sault Ste Marie, premier arrêt le camping Koa pour le plein de gaz. Le gars qui nous sert connaît le Québec, il a vécu à Limoilou pendant quelques années, et il part pour Montréal bientôt. Nous partons ensuite à la recherche d’un guichet pour avoir de l’argent comptant, parce que certain camping n’ont pas de paiement direct. Et puis, arrive la première avarie du voyage, le bouchon du tuyau de vidange fout le camp sur la route, ça fait « pock » puis avant qu’on ait le temps de réagir, le tuyau se déroule derrière nous passant sous la roue. Encore chanceuses que le tuyau ne ce soit pas coincé dans un mécanisme important. On arrête sur le bord de la route, feux d’urgence allumés et je vais voir les dommages. Faudra faire réparer tout ça. On se demande si on fait ça maintenant ou si on continue sans se servir de tout ça jusqu’à ce que l’on tombe sur un réparateur de VR. On décide de continuer, et on tombe sur un réparateur de VR deux minutes plus loin. Mais ils n’ont pas les morceaux pour réparer notre VR. Bon d’accord, on continue on verra plus tard. Il est 16hrs, temps de choisir notre prochain arrêt.

On se décide sur un camping qui s’appelle le Twilight Resort. Il est situé dans une petite minuscule municipalité du nom de Montreal River Harbour. Et il fait petit camping pas trop perfectionné. Mais c’est l’endroit le plus agréable depuis le départ. Pourquoi? Il est vide, vide, vide. Et en plus, on est collé sur le Lac Supérieur. Magnifique. C’est grandiose, on ne voit pas l’autre côté de la rive, et le lac a des vagues. On s’installe rapidement et on va déguster une petite froide bien méritée sur le bord de l’eau. C’est la plus belle plage de roches que j’ai vu jusqu’à présent. Il y a des galets sur chaque centimètre carré. La plage idéale pour Mary Ann qui collectionne les roches. Il y a en tellement qu’on ne peut choisir quelle est là plus belle. Laurence en profite pour se baigner un peu dans les vagues, je me laisse tenter, l’eau est froide mais douce, les vacances sont vraiment là. Yé!!

En passant pour ceux que ça intéresse, le couple va très bien. On ne se chicane pas du tout, c’est l’entente habituelle qui se poursuit. Et puis, Lolo n’a pas pris beaucoup de temps pour décompresser. Elle est calme et détendue, la conduite ne la fatigue pas trop, elle aime plutôt ça conduire pendant des heures. C’est la première fois qu’elle fait ça et elle adore.

Ensuite, je concocte une petite omelette jambon, fromage, champignons, tomates pas mal du tout, arrosé d’un autre petit vin ontarien. Balade sur le bord du lac, lecture seront nos principales activités avant le dodo.

16 août 2005

Debout à 7hrs.

La routine du déjeuner, les douches, le débranchement, le ménage, une petite balade pour le chien et on repart pour Wawa. Un arrêt nécessaire pour l’achat d’eau, l’eau pour boire s’entend. Comme les réservoirs sont exposés à la route et la chaleur, on nous a conseillés de ne pas consommer cette eau pour se désaltérer, seulement pour la vaisselle et se laver. Puis, nous reprenons la route en direction de Thunder Bay.


La route est toute en montées et descentes. Autour c’est escarpé, les rochers ont été cassés en deux pour permettre à la route de passer. L’asphalte défile sous les roues, c’est bien de faire de la route comme ça, c’est bien de rouler, rouler, rouler, la tête se libère de toutes contrariétés. Tout à coup le paysage se transforme et une forêt d’arbres brûlés nous entoure. Une forêt qui un jour a été ravagée par le feu. Ça dure comme ça sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Vers midi nous choisissons un endroit pour notre dîner. Le White Lake Provincial Park, est magnifique, un grand lac avec une plage de sable, du vent sans arrêt. On nous propose un permis de court séjour, 45 minutes, juste assez pour se faire un bon sandwich, se dégourdir les jambes et repartir. Petite pause parfaite.


C’est pas encore les rocheuses, mais la route est tellement en côtes que je vais être complètement folle rendue là-bas. J’aime beaucoup ce paysage ou ça monte et ça descend tout le temps. En cours de route, on a des vues magnifiques du Lac Supérieur qui est vraiment immense. Nous croisons principalement des gros transports, des VR, des motos. Il y a des voitures et aussi, et là je leur lève mon chapeau, il y a des vélos. Des vélos chargés pour faire la longue route, qui montent des côtes que même les gros transports et les voitures ont de la misère à monter. Vraiment, moi, je n’ai pas ce courage.

Nous faisons un arrêt à Schreiber pour faire le plein d’essence. Un plein au deux jours, c’est mieux que ce que l’on avait prévu. L’essence est a 1.089 du litre. Nous avons fait environ 807 km avec le plein d’essence précédent. C’est approximatif, on avait oublié de mettre le compteur à zéro. Ouppssss! Tout juste après le départ, on croise un orignal. Partout il y a des signaux indiquant des orignaux et on en voit jamais, mais là en voilà un tout jeune qui s’arrête tout doucement près de la route comme pour dire allo Lolo, qui n’en a jamais vu. (Précédemment, on en avait croisé deux, une maman et son bébé, mais ils étaient tellement immobiles que Laurence croyaient qu’ils étaient en bois!!!) On roule trop vite, ou l’opérateur caméra et la caméra est trop lente mais y a pas de photos.

Prochain arrêt : Nipigon, le Stillwater Park. Un petit camping qui à l’air de rien, tout à côté de l’autoroute ou l’on effectue des réparations. Un minuscule ruisseau où il n’y a pas de truites malgré la promesse de poissons et un personnel pas très agréable. Tant pis on en a marre. On arrête. On s’installe. On se fait une petite salade toute simple et après plein de lecture, une séance de photos de Cricket, c’est un dodo bien mérité.


17 août 2005

Il a fait froid, on avait laissé les fenêtres ouvertes, je les aie probablement fermées vers 2hrs du matin. On se les gèle dans le camper. Pas capable de sortir de sous les couvertures ce matin, au lieu de se lever vers 7hrs, il est 9hrs. Petit café, yogourt et céréales, et direction Thunder Bay pour la réparation du tuyau de vidange. Il y a environ 100 km entre Nipigon et Thunder Bay. La route est belle, tout ce passe bien.

À Thunder Bay, il y a un concessionnaire de VR : Woody’s Trailer World. Là, on est bien reçu, très bien même, la réparation est effectuée en dix minutes, mais ils n’ont pas de bouchon. Il n’est pas standard. Ou va-t-on trouver ce foutu bouchon, mais chez Canadian Tire voyons!!! Soulignons maintenant nos deux fidèles compagnons de voyage, Tim Hortons et Canadian Tire pour leur présence rassurante le long des routes, le café de Tim parfait pour Lolo pas tout à fait assez fort pour Ruth (mais il y a les bagels fromage à la crème light par exemple), et l’innombrable variété de trucs indispensables de Canadian Tire.


En Ontario, il y a une espèce de lavage de cerveau continuel avec une pancarte qui se répète sur le long de la route. A tous les 4 kilomètres, cette pancarte qui dit : « Adopt a highway » suivi d’une petite plaque qui donne le nom de l’organisme qui a adopté le bout de route. Une autre pancarte que l’on voit c’est « Moose on the Loose ». Alors Lolo nous a concocté cette expression : « Adopt a loose moose on the highway » ce que je trouve assez bien quand même. Elle a aussi dit : « en revenant à Montréal, j’abandonne Cricket et j’adopte une autoroute. » mais je crois pas que ce soit vrai.

Pour continuer avec l’Ontario, c’est long, longtemps. Imaginez, presque cinq jours au total à raison d’environ 500 km par jour pour traverser cette province. Alors, qu’il nous faudra seulement une journée pour traverser le Manitoba. Le paysage a beaucoup changé depuis hier. Il y a moins de côtes, et la forêt n’est qu’en bordure de la route comme une barrière de protection, le reste du territoire est parsemé d’arbres décharnés.

Nous continuons la route en direction d’Ignace. Tout près de là, il y a un parc provincial nommé Sandbar Lake ou nous avons décidé de passer la nuit. Le temps se couvre, et la pluie commence à notre arrivée à Ignace. Ce sera une soirée et une nuit pluvieuse. L’arrivée au parc se fait très bien, location d’une rallonge pour se rendre à l’électricité, installation, petit souper de fajitas au poulet. Et c’est un long dodo bien mérité. Nous avons traversé une zone horaire dans la journée, nous avons maintenant une heure de moins que vous tous.


18 août 2005

Nous sommes jeudi, je l’écris pour moi, pour ne pas perdre le fil, histoire de ne pas rater quelques dates importantes en chemin. Il a plu toute la nuit, mais nous avons bien dormi. Il est 7hrs à l’horloge, c’est la routine du matin qui repart. Avec en plus, la douche gracieuseté du parc. Il ne pleut plus, mais le ciel est très bas, et gris. Aujourd’hui le but est Winnipeg ou je l’espère nous réussirons à vous envoyer des courriels, vous devez avoir hâte d’avoir de nos nouvelles. Il est très rare d’avoir des connections wi-fi sur la route, en fait même le téléphone ne fonctionne pas.

Petit message a mon ostéopathe si elle lit tout ça, je ne risque pas d’annuler mon rendez-vous au retour, le nombre de fois que je me suis cogné la tête sur les portes des rangements et sur la t.v. qu’on n’utilise pas mais qui dépasse, j’aurai certainement besoin de faire traiter ma boite crânienne. Nous irons voir tante Huguette à Winnipeg. Je vous en donne des nouvelles ensuite.

Nous avons changé de province, de route, et de paysage. La route ressemble au Québec, bosses, manques, etc. Pas fameux. La limite de vitesse est passée de 90 à 100km/h et l’essence a baissé, elle est à 99.9 du litre. Le paysage est plat, il y a des arbres autour, mais la forêt est différente, ça ressemble un peu au Québec. Nous avons discuté avec Huguette qui n’habite pas à Winnipeg, mais à Brandon. C’est 210km de plus de route. Petit conciliabule entre les partenaires de voyage, et c’est décidé, Brandon c’est pour demain. Aujourd’hui, ce sera Winnipeg.

Je ris beaucoup avec Lolo, c’est un petit clown sur deux pattes. On vient de croiser une carcasse de je sais pas quoi (mouffette, marmotte???) sur l’autoroute 1 et elle dit : « Oh là! Il y a un mort là! » Bon je sais, vous avez pas le son, l’accent et tout, mais c’était très drôle. Merci à toutes pour l’ordi, je m’en sers tous les jours, la musique joue pendant que j’écris. Bon ben Winnipeg approche. À tout bientôt!

Petite virée à Winnipeg, en plein centre ville, dans le cœur des affaires. Ben c’est ça. Ville des prairies, tout large, tout plat. Contrairement à l’Ontario, il n’y avait pas de chiens, tout le monde nous regardait bizarrement, et il avait plein d’amérindiens autour de nous. (Je ne sais pas trop si je l’ai déjà dit mais l’Ontario est le paradis des propriétaires de chiens il y en a partout, et ils sont très bien accueillis.) On est pas resté longtemps. Y commence à se faire tard et on doit se trouver un camping pour la nuit.

Un peu plus loin sur la route, à St François Xavier, un petit camping combiné à une station service. Le camping est dans un petit bois tout beau et bien entretenu. La pelouse vient d’être coupée, c’est magnifique. Un peu proche de l’autoroute mais bon. Nous prenons un terrain tout équipé, pour en profiter pour faire la vidange. (C’est une journée PMS pour moi, je grogne après tout.) On s’installe et ça commence. Pas le bon branchement électrique, faut déménager. Menu prévu poitrine de poulet grillé. Pas de bol y commence à mouiller. Tentative de vidange, mmm, un peu dégeu tout ça. Pis les moustiques, maringouins qui s’en donnent à cœur joie sur mon cas. MMM… Ça se termine plutôt bien. Petit souper cool, dehors, après m’être enduit de liquide contre les moustiques. Au menu, pâtes au poivrons jaunes grillés et champignons, arrosé de petit vin ontarien, le Jackson Triggs. La soirée se termine par un moment lecture comme d’habitude, et juste avant un nettoyage en règle des pattes de Cricket qui a couru comme une folle après les grenouilles sur les berges boueuses d’une petite rivière.

Ah! J’oubliais, nous n’avons pas trouvé d’endroit pour nous connecter sur Internet encore, donc pas de nouvelles pour vous encore. Mais je commence à avoir hâte de trouver un endroit pour tout ça.




19 août 2005

Bon, ça arrive des malentendus. Mais là, je vous jure, de la job.
Huguette ne restait pas à Brandon, non, elle était bien à Winnipeg.
On a roulé 200 km vers Brandon, on a cherché la rue, on a parlé à Huguette, on a recherché la rue, et on est allé dans un centre touristique pis ils ont trouvé sur Map Quest, que Huguette restait bel et bien à Winnipeg, on a rappelé Huguette, pis finalement on est retourné à Winnipeg. 400 km pour rien. Pis finalement, pas pour rien pantoute. On a été tellement bien reçue, wow, merci Huguette. On est resté une journée de plus. On a visité avec Huguette un endroit qui s’appelle The Forks, qui est comme son nom le dit une fourche ou se rencontre deux rivières, l’Assiniboine et la Red River. On y a mangé, puis nous sommes retournées chez elle. Le lendemain, Lolo est allée courir dans le Parc Assiniboine avec Cricket pendant que j’y ai un peu marché, et écrit. Laurence s’est un peu perdue, et Cricket l’a ramené vers moi. Bravo Cricket!!!


Nous avons passé l’après-midi avec le cousin Mark, qui nous a fait visiter la vieille partie de Winnipeg. Nous avons aussi partagé un très bon repas qu’Huguette nous a préparé puis une petite soirée tranquille. Demain on part tôt.

20 août 2005

Aujourd’hui, longue journée en perspective, nous voulons faire Winnipeg jusqu’à Moose Jaw, ce qui est environ 650km. La route est plate, plate rajoute Lolo. C’est les prairies. Tout d’abord on connaissait une partie de la route. (Ben oui, rappelez-vous, Winnipeg – Brandon, aller-retour…) Et ensuite le reste. Comme nous avons pris l’habitude, nous faisons des arrêts tous les 200 km. Une petite pause pipi, jambes dégourdies, café des fois, cigarette pour Lolo aussi. Il ne s’est pas passé grand-chose sur cette route à part des belles conversations, un peu de radio de Radio Canada en français (et oui!) et c’est pas mal ça. Nous sommes arrêtées à Regina pour visiter. Ben comme c’était dimanche, ils étaient tous à la messe, c’était un peu beaucoup plate. On a fait quelques petites courses et nous sommes reparties pour Moose Jaw. Le camping s’appelle Prairie Oasis, c’est un grand « resort » avec des terrains pour des tentes, des terrains pour les petits et les grands VR, des motels, des maisons mobiles fixes, immense. On se trouve un petit coin perdu en plein soleil, au beau milieu du vent. Il vente au point qu’on décide de ne pas mettre l’auvent ni d’ouvrir le ventilateur du plafond. Trop peur que le vent parte avec. Tout près de notre terrain un petit étang ou Cricket peut s’en donner à cœur joie. La routine de la soirée plus un petit souper très bon à mon avis : salade d’épinards, pommes, noix, canneberges et feta. Près de notre terrain, il y a une grosse Fifth Wheel, une roulotte remorquée par un camion Pick-Up. On a fait un peu connaissance parce qu’ils ont un petit chien qui s’appelle Cassie. Une bonne nuit de sommeil et on repart. Les rocheuses se rapprochent et on a de plus en plus hâte.




21 août 2005

Une route moins longue aujourd’hui, de Moose Jaw, nous allons vers Medecine Hat. La route a changé, le paysage aussi, c’est plein de petites buttes et de petites vallées. Des champs dorés à perte de vue. C’est étrange, un peu lunaire comme paysage. Nous traversons la frontière entre la Saskatchewan et l’Alberta et nous trouvons de l’essence à 98.9 le litre, vite vite on fait le plein, vu qu’on est presque vide. On a le choix entre Shell ou une petite station service inconnue, et bien sûr c’est celle que l’on choisie. Et là, je suis très surprise de voir que pendant le court moment ou nous avons été dans cette station service, elle était opérée par deux gamins de maximum douze ans. Pas d’adulte en vue. Un des deux remplissait l’essence et lavait les vitres, l’autre était à la caisse. Et ça roulait, il y avait des clients qui attendaient leur tour. Les deux gamins étaient comme des vieux pros. Un petit commentaire sur les « rest area » de la Saskatchewan… DÉGEULASSE …

Nous arrivons à Medecine Hat vers quatre heures, ah! C’est vrai, trois heures. On a encore une heure de moins. On sait pas pourquoi d’ailleurs, ni ou, ni comment, mais bon. On fait quelques courses et nous prenons la direction du camping, le Gaz City Campground. C’est un beau petit camping, nous choisissons encore un terrain plus calme pour pouvoir laisser Cricket libre. (Partout on devrait la garder en laisse tout le temps mais on préfère la voir libre, alors le plus souvent possible on choisit des sites éloignés des toilettes ou des douches pour qu’elle puisse courir.) Dans le terrain tout à côté, la même roulotte que la veille, nous sommes dû pour se voir dites donc. Nous avons de la visite, une petite fille de quinze mois, nommée Berlin, tient absolument à venir flatter le chien, et comme Cricket est une bonne fille, elle est toute douce et se laisse faire. Berlin reviendra nous voir plein de fois.



C’est une soirée occupée pour moi, le lavage, et surtout faire un bon feu de bois pour faire cuire deux poitrines de poulet que je fais mariner dans un mélange de moutarde, miel, yogourt, et ail. Ça devrait être très bon. Nous allons accompagner le repas d’une salade de tomates (du jardin d’Huguette) et de feta de chèvre. On mange bien en camping. Miam.

Dans cette partie de l’histoire cœurs sensibles s’abstenir…

Près de notre site, il y a un petit sentier asphalté ou les chiens peuvent se promener sans laisse. Laurence est déjà allée faire un petit tour avec Cricket et elle avait bien aimé. Comme elle a besoin de bouger un peu, normal elle reste assise et statique tout le jour, elle décide d’aller faire un peu de Roller Blade. Elle me revient quelques minutes après, le doigt pissant le sang et la fesse bien éraflée, genre brûlée vous voyez l’image? Elle s’est complètement ouvert le majeur. Il faut dire que le petit sentier est principalement des montées et des descentes, et au tout début il y a une descente qui se termine sur un petit pont de bois. Elle le savait mais elle a jugé que c’était ok. Et elle s’est plantée! Et le pire, c’est qu’elle a décidé de continuer à monter encore jusqu’à ce qu’elle trouve que le sang pissait trop et elle est revenue, en pente descendante, sur les freins, pour peu qu’il y en ait. Dites vous qu’elle riait de bon cœur en me racontant sa mésaventure, tellement qu’elle avait de la difficulté à la raconter. C’était très drôle, malgré le sang qui pissait. Et puis après, il a fallu désinfecter… c’était moins drôle… Elle est restée sage tout le reste de la soirée. Nous sommes allées marcher sur le petit sentier, le coucher de soleil était magnifique. J’ai pris plein de photos, mais surtout sur mon appareil 35 mm. Des photos couleurs que je ferai développer au retour. Nous avons quelques photos numériques aussi. J’ai bien hâte de tout vous montrer. Il y avait des cactus partout, et Cricket a réussi à se planter une épine dans un coussinet. Aie Aie maman, je peux pas marcher, j’ai mal… Laurence a tout enlevé, et Cricket s’est bien appliquée à tout nettoyer. Elle va s’en sortir.

22 août 2005

Ce matin, debout à sept heures, sans même déjeuner, nous partons faire un peu d’exercice. Laurence et Cricket partent en courant, et moi j’attaque le sentier à la marche rapide. C’est tout en pente, ça monte tout le temps, c’est vraiment très agréable, avec la vue en plus, il me semble que je ferais ça tous les matins. Et surtout à Montréal, mais bon je suis un peu loin du Mont-Royal. Au retour, un bon petit déjeuner, une douche, on se ramasse, faisons le plein d’eau, la vidange et c’est reparti. Enfin, je voudrais bien repartir, mais après avoir pris des cigarettes pour Laurence, elle s’acharne à suivre la mauvaise direction, comme si elle ne voulait pas aller à Calgary. Finalement, nous avons pris la bonne voie, et nous roulons sur l’autoroute pendant que je vous écris ce roman. Prochain étape : Calgary, enfin.

Calgary, Calgary.
OUF!!!!
Il s’est mis à mouiller environ 100km après avoir traversé la frontière entre la Saskatchewan et l’Alberta. Ça tombait, et il ventait, ventait c’était pas très hospitalier comme accueil. La route est plate, parce que tu vois rien devant le ciel est trop bas. Fait que je vous avoue je n’ai pas grand choses à raconter. Arrivées à Calgary, nous avons un peu visité. Il tombait de la petite bruine alors c’était ok. On a stationné le VR dans un parking payant et nous nous sommes baladées dans un petit parc au cœur de la ville et situé sur une petite île, nommé Prince’s Island. Nous y avons vu des oies et des petits écureuils noirs. Ensuite, nous avons laissé Cricket dans le camper et nous sommes parties nous promener dans le centre ville plutôt commercial. Il y a même un centre bancaire ou presque toutes les grandes banques canadiennes sont réunies. Ensuite, nous sommes allées faire quelques courses au « Eau Clair Market » puis on a essayé de ce trouver un camping.

On en a croisé un qui donnait l’impression d’un concessionnaire tellement les roulottes étaient collées les unes sur les autres. On a décidé de continuer plus loin pour un plus « petit » camping nommé Callaway Campround. Rappelez-vous, il pleut, il mouille. Je vais nous trouver un terrain, et je sors dehors. Il fait frette, pas froid, non frette. On a un emplacement avec un petit terrain derrière pour faire courir Cricket. Laurence nous installe l’électricité et l’eau pendant que j’installe l’intérieur du camper et pour la première fois du voyage on ouvre la t.v. Il y a Global Calgary qui jour, et ils nous tiennent au courant de la température qui n’ira pas en s’améliorant pour demain. Il fait quatre degré Celsius. C’est presque l’hiver, et Laurence n’est pas prête à cette éventualité. Elle a les mains glacées et grelotte. Je sors Cricket pour la routine des besoins et de la promenade, puis revient nous faire un repas de pâtes au champignons et fromage. Puis on se blotties l’une contre l’autre pour lire un peu. On se couche et ce fût une nuit très mouvementée, il a tellement venté qu’on avait l’impression que le camper partirait au vent, même que des fois je me disais je vais me réveiller et autour de moi il n’y aura plus rien. C’était quelque chose, fallait y être. Toutes les deux, au matin, nous avons pensé à nos voisins qui avaient passé la nuit dans des tentes tout près. Ils n’ont pas dû dormir beaucoup.

24 août 2005

C’est la fête à Dominique.
Je lui ai laissé un message sur chaque boite vocale pour être sur qu’elle entende nos souhaits.
Nous sommes parties pour Banff très tôt, vers 8hrs du matin.
La route était tout aussi laide que la veille, alors pour la beauté des montagnes, la vue magnifique on s’en reparlera parce que moi je n’ai rien vu.
Puis le temps c’est un peu adouci. Il pleuviotait, nous sommes entrées dans Banff.
C’est très touristique, probablement un peu trop pour nous.
Ni Laurence, ni Cricket, ni Ruth n’aimons quand il y a trop de gens.
Au risque de manquer ce qu’il faut absolument voir, nous sommes reparties après une petite balade dans Banff.

Direction Lac Louise.
Touristes, touristes, touristes…
Ouach.
Mais comme il était très tôt lorsque nous sommes arrivées au camping du Parc National de Banff près du Lac Louise, nous avons réussi à avoir une place avec électricité, et nous avons profiter du temps pour aller faire une balade le long de la rivière Bow. Un petit sentier longe la rivière qui est magnifique. La promenade aurait pu durer très longtemps, plusieurs heures. Mais comme la nuit d’avant avait été courte et mouvementée, on a préféré aller faire des courses dans le nid à touristes au Lake Louise Village. Puis retour à la maison pour de la lecture et encore de la lecture, un petit souper et un dodo. Parce que demain, faut se lever très tôt, On veut aller voir le Lac Louise avant que les touristes envahissent le lieu.

25 août 2005

Debout, 7hrs.

On se ramasse et on décolle vers le Lac Louise.
Il n’y a presque personne dans le parking.
L’hôtel est majestueux de grosseur, mais je ne le trouve pas très beau, Lolo dit pas laid.
J’ai fait une balade dans l’hôtel pour trouver le Deli, acheter 2 cafés pour le matin, et deux scones aux canneberges. On a fait le tour du lac en marchant, croisant quelques personnes mais pas trop. Je n’en ai pas parlé encore, mais tout le monde se salut tout le temps. Il y a des good morning et des hi a n’en plus finir. Alors plus il y a de monde, plus tout ce que tu fais finalement c’est saluer tout le monde. Bon, ben on est poli, mais moi à un moment donné j’avais pu vraiment envie de répondre.


Ensuite, des petites courses au Village, et c’est le départ pour la journée touristique du voyage. Entre Lake Louise et Jasper, il y a la route des glaciers. Laurence nous a fait un itinéraire chargé pour visiter pleins de points touristiques naturels. Nous les avons presque tout fait. Nous sommes allées voir le Lac Bow, et aussi le Num-Ti-Jah Lodge, qui est un des plus vieux « lodge » bâti en Colombie Britannique. Sa particularité est qu’il est de forme octogonale. Il est construit en bois rond. Nous avons marché le long du lac et Cricket en a profité pour aller jouer dans l’eau. L’eau des rivières et des lacs est turquoise, aussi turquoise que l’eau de mer de Cuba. C’est magnifique. Nous avons repris la route, et le prochain arrêt fût le Mistaya Canyon Trail. Un canyon qu’une rivière creuse d’année en année. Ensuite, ce fût le Saskatchewan Crossing, mais on l’a vu très vite, parce que ce n’était pas très annoncé et qu’on a réalisé que c’était ça qu’après. Un peu plus loin on a réussi à trouver un site qui n’était pas annoncé nulle part, sauf dans un vieux guide à Lolo : Panther Falls. Il y a une très longue montée sur notre route, elle est surnommée « Big Hill » et au deuxième arrêt d’observation, nous nous sommes arrêtées, nous avons suivi un petit sentier et avons tout d’abord découvert un ruisseau, mais en continuant plus loin nous avons vu les chutes. Nous étions très haut, j’avais un peu le vertige, mais ça valait la peine. Puis un peu plus loin ce fût le Columbia Icefield, et surtout l’Athabasca Glacier. Nous sommes montées jusqu’au glacier, nous avons marché dessus. Il recule très rapidement. Tout au long de la montée, il y a des petites pancartes qui indiquent les mouvements de reculs du glacier. Au début, il y a environ une quarantaine d’années pour environ 150 pieds de distance, et plus ça va plus le nombre d’année diminue même si le nombre de pieds reste pareil. C’est un peu affolant je trouve. Notre dernier arrêt fût les Athabasca Falls, de belles chutes je suis d’accord, mais après avoir vécu pendant 20 ans à Rivière-du-Loup, elles ne m’impressionne pas ces chutes. Comme c’était une journée touristique, nous avons partagé notre journée avec des hordes de touristes, même un autobus de québécois lorsque nous étions au glacier.


Pour terminer la journée, line up dans le plus grand camping du Canada, The Whistler Campround, situé dans le parc national de Jasper. Nous y sommes arrivées vers 17h30 et tous les sites électriques étaient déjà distribués. Ce fût une petite soirée tranquille, au feu de bois, au frigo sur le gaz, avec pas beaucoup d’eau et pas trop d’électricité pour lire avant de dormir. Et puis, il faut ajouter que les Wapiti étaient en période de rut, et que lorsqu’ils sont à cette époque de l’année, ils chargent sur ce qui les dérangent. Ah! J’oubliais de vous dire aussi qu’ils avaient vu des ours une heure avant notre arrivée, et qu’ils étaient probablement encore présents dans le parc. On s’est tenu à carreau, pas trop d’odeur de nourriture, et Cricket est restée en position de garde toute la soirée. Pas moyen de la sortir de cet état. En plus, elle voulait tout le temps entrer dans le camper. Comme si elle sentait quelque chose de pas cool… enfin tout s’est bien terminé et nous avons dormi comme des bébés même si il faisait encore très froid.


26 août 2005

Et bien c’est le départ.
Et rapide le départ, nous avons ramassé nos petits assez vite merci, une douche dans les douches communes du parc et bye bye Whistler touristes…

Après avoir chercher en vain un endroit pour déjeuner à Whistler, nous avons décidé d’aller nous balader dans la ville de Jasper, nous avons profiter des nombreux restos pour se concocter un petit déjeuner intéressant. Puis c’est le départ, direction Kamloops, en fait un peu avant, Barriere, ou nous avons repéré un petit camping calme nous l’espérons. Le but de la route est de se rapprocher de la vallée de l’Okanagan, qui commence un peu plus loin vers Vernon. La route est belle, mais il semble que les distances ne sont pas les mêmes, c’est long… Nous arrivons tout de même très tôt au camping, surtout que nous avons encore gagné une heure, il y a maintenant trois heures de décalage entre vous et nous. C’est un petit camping propret, calme, et il est à vendre. En fait, partout sur la route on retrouve des pancartes à vendre, restaurant, gift shop, camping, etc. Comme si plus rien ne fonctionnait dans cette région. La dame âgée qui le tient n’a plus d’âge, cheveux teints, maquillage, elle court après la jeunesse. Elle est très gentille. Nous propose un endroit pour Cricket, pour qu’elle puisse courir, c’est un petit chemin qui passe près d’une belle rivière. La rivière a baissé énormément probablement dû à la chaleur qu’ils ont eu cet été, mais elle est belle et a plein de force.

Une petite fin de journée calme et tranquille, un bon repas, une belle nuit pas trop froide, Yes.

27 août 2005

Aujourd’hui nous avons traversé la vallée de l’Okanagan, je suis présentement dehors assise calmement dans un minuscule camping d’une ville nommé Oliver. Ils ont un Wi-Fi…!!!!!!!!!! Nous avons passé la journée à traverser cette vallée. Nous nous sommes arrêtées plein de fois, surtout près d’un lac magnifique nommé Kalamalka. C’est un drôle de mélange de lac majestueux et de terrain désertique. Il y a des kiosques de pêches et autres fruits partout. Et aussi des « wineyard » partout. Je me souviens plus du mot français et Lolo est partie promener le chien. Bon, enfin. Je vous envoie tout ça ce soir. La suite une prochaine fois. On va bien, je ferai ça toute ma vie. Me promener et voir tout ça, ce monde là, et je le ferais très différemment, plus lentement, parce que même si on préfère pas y penser, il y a un nombre X de jours pour ces vacances et on ne peut pas se permettre de rester trop longtemps parce qu’il faut revenir un jour. Mais bon c’est pas pour aujourd’hui et tant mieux. Ciao et à la prochaine. Plus court je l’espère.

On est dimanche matin, nous partons bientôt pour Vancouver, à bientôt tout le monde!
Ruth et Laurence (et Cricket aussi)


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